Et nous, pendant ce temps-là…
La Chine avance à grands pas dans le domaine de l’intelligence artificielle !
Utiliser l’IA en entreprise est un avantage concurrentiel indéniable pour les entreprises. Selon une étude d’OpinionWay et du Groupe Dékuple, en France, 1 entreprise sur 10 refuse toujours d’intégrer l’IA dans ses activités. En Chine, en revanche, 83% des entreprises ont déjà adopté cette technologie depuis le lancement de ChatGPT (selon une étude menée par SAS et Coleman Parkes). Les chiffres parlent d’eux-mêmes et montrent un développement rapide et significatif de l’IA générative en Chine.
Les experts et les stratèges ne cessent de le répéter : l’IA va aider les entreprises et leur procurer un avantage concurrentiel considérable. Pourtant, malgré cette certitude, les chiffres en France sont sidérants. En effet, 93% des dirigeants français pensent que l’Intelligence Artificielle Générative (IAG) va transformer leur activité, mais 39% n’ont encore rien fait pour l’intégrer. Une enquête réalisée par OpinionWay et le groupe Dékuple montre que bien que l’IAG soit perçue comme révolutionnaire, peu d’entreprises françaises sont véritablement actives sur le sujet et les investissements peinent à décoller. Plus de six entreprises sur dix (62%) ont au moins engagé des tests d’IAG, et un tiers (33%) l’ont pleinement intégrée ou sont en train de le faire.
Nous vivons dans un monde globalisé où la moindre avancée technologique peut offrir un avantage concurrentiel. Les Américains et les Chinois investissent massivement dans ce secteur dans tous les domaines. En comparaison, la France semble à la traîne, ce qui pourrait être attribué à une certaine inertie culturelle. Il est crucial de ne pas répéter les erreurs du passé, comme ce fut le cas pour le commerce en ligne, qui a profondément bouleversé le commerce traditionnel et causé des problèmes bien connus pour nos commerces de centre-ville. Ne craignons pas le progrès ; il est certes disruptif, mais c’est ainsi que certains secteurs disparaissent et d’autres apparaissent. Vouloir à tout prix maintenir un ordre établi ne fait qu’accélérer le déclin.
Ce retard est plus perçu dans les grands groupes moins agiles. Les petites entreprises ont par contre tout de suite adopté l’IA dans leur fonctionnement. Cependant, elles ne sont que consommatrices pour la plupart d’entre elles, et ce sont souvent des prestataires outre-Atlantique qui en sont les bénéficiaires.
Selon cette même étude, l’agriculture et le BTP sont les secteurs les plus demandeurs. Deux tiers des entreprises ayant intégré l’IAG l’ont fait il y a plus d’un an. Pour les autres, six sur dix prévoient l’intégration de l’IAG dans les deux prochaines années, alors qu’une sur dix ne compte pas le faire du tout. La majorité des entreprises forment leurs salariés à l’utilisation de l’IAG, en priorité les équipes dirigeantes, et huit sur dix prévoient de réaliser des embauches grâce à cette intégration, or l’IA concerne tous les salariés et à tous les étages.
Quelles répercussions généreront un tel retard ? Les entreprises retardataires risquent d’être déclassées par des concurrents étrangers plus efficaces, moins chers et de meilleure qualité. En Chine, où l’adoption de l’IA générative est la plus élevée au monde, les entreprises développent rapidement leurs propres versions de cette technologie, malgré les restrictions imposées aux fournisseurs internationaux comme OpenAI. La Chine a également déposé plus de 38 000 brevets en IA générative entre 2014 et 2023, contre 6 276 par les États-Unis.
Concrètement, cela signifie des médicaments ou vaccins découverts en quelques mois, des algorithmes efficaces dans le e-commerce, des chatbots personnalisables, des logiciels plus performants et moins chers… des chaînes de production optimisées, des produits améliorés et moins chers que les concurrents.
Pour que nos entreprises locales ne soient pas laissées pour compte dans cette révolution technologique, un changement de paradigme est nécessaire. Il faut surmonter les réticences et investir massivement dans l’IA générative pour bénéficier des avantages concurrentiels qu’elle procure. Cela signifie également former nos talents, faire de la pédagogie massivement, soutenir les innovations locales et adopter une approche proactive pour rester compétitifs sur la scène internationale.
Et pendant ce temps-là, le monde avance à grands pas, et nous devons nous préparer à ne pas être laissés derrière.
Qu’en est-il de L’IAG dans vos entreprises ? Interagissez !
Auteur : Hassan Dabchy



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